14 Abr 2014

SYNERGOLOGIE

Escrito por: notredeloupy el 14 Abr 2014 - URL Permanente

Avez-vous remarqué que lorsque vous êtes seul(e) et que vous réfléchissez, vous ne faites pas de gestes ? Vous réservez les gestes aux situations dans lesquelles vous êtes en relation. Le geste est lié à la relation. Et en relation il a un double intérêt.

En relation, le discours verbal a tendance à être soutenu par de petits gestes qui pourraient sembler inutiles, car en théorie l'interlocuteur de celui qui parle ne les regarde pas vraiment. Mais ces petits gestes auraient disparu s'ils étaient vraiment inutiles. L'être humain ne fait rien pour rien et chaque fois qu'il dépense de l'énergie c'est pour une raison précise, la restauration d'un équilibre. Ces petits gestes en apparence anodins permettent d’aller stimuler une aire cérébrale liée à la production verbale. C'est le principe de l'homéostasie. Et relation, parce que l'échange se co-construit dans l'instantanéité du moment, que les interlocuteurs doivent se répondre sur le champ, une aire cérébrale connexe à l’AMS est stimulée, lors de la production gestuelle qui aide à trouver ses mots.

NONVERBAL 7La production gestuelle permet un autre phénomène :
Inconsciemment, celui qui écoute prend en compte les gestes de celui qui parle.
Ces gestes colorent et donnent toute profondeur au discours. Si vous dites à votre interlocuteur "Le ciel est bleu" c'est l'expression de votre visage et la nature de vos gestes qui vont lui permettre de comprendre quelles sont les intentions de votre message. Vos expressions gestuelles permettent de comprendre que vous cherchez lorsque vous dites que le ciel est enfin bleu, que le ciel est encore bleu, que le ciel est bleu alors qu'il était prévu qu'il pleuve. Vos gestes associés à l'expression de votre visage expriment votre intention. Avec les gestes, les partenaires de communication se livrent les uns avec les autres à une forme d’accordage à la fois affectif et cognitif.

Les gestes apportent parfois des informations supplémentaires et permettent de densifier la relation. D'ailleurs, sans cela d'un point de vue ontogénétique, ils auraient disparu à l'apparition des mots, ce qu'ils n'ont pas fait. C’est sans doute là une des questions les plus fascinantes auxquelles se trouve confrontée toute réflexion sur le non verbal. Au moment où nous nous attendions à voir disparaitre les gestes, parce que les mots les remplaçaient, ils se sont mis au contraire à proliférer. Les grands gestes décrivant les choses remplacées par une multitude de petits gestes permettant de nuancer les mots et de faire passer un certain nombre d’états d’être. D'un point de vue plus technique, de multiples catégories de gestes sont apparues, des attitudes conscientes, mi conscientes, non conscientes, comprenant des gestes figuratifs, projectifs, symboliques, d’engramme.
Mais surtout le geste qui servait jusque là de support informationnel à la communication, en est devenu un support relationnel

.http://non-verbal.synergologie.org/nonverbal/le-non-verbal-en-video/reunir-les-mains-en-forme-de-v

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05 Sep 2012

LANGUE MORTE – Comment dit-on « minijupe » en latin ?

Escrito por: notredeloupy el 05 Sep 2012 - URL Permanente

Comment dit-on "basket-ball" en latin ? Comment Tertullien s'y serait-il pris pour glisser un aéronef dans ses récits ? Que devient un playboy sous la plume d'Ovide ? Une minijupe sous celle de Catulle ? Une adresse mail chez Pline l'Ancien ? Des travellers cheques au temps de Virgile ?

Bien que mort, le latin est une langue encore très vivace au sein de l'institution catholique. Au Vatican, les distributeurs automatiques de billets donnent par exemple des instructions en latin, rapporte The Guardian. Mais le pape Benoît XVI entend aller plus loin : il veut ressusciter la langue de Virgile au sein de la société et particulièrement à l'école, rapporte le site Quoi.info, reprenant une information du quotidien italien La Stampa. Pour cela, il est devenu nécessaire d'introduire dans la langue latine les concepts de la modernité.

A cette fin, le Vatican va créer une nouvelle Académie de la langue latine, et la fondation Latinitas du Vatican a déjà créé un lexique de mots modernes traduits en latin, le Lexicon Recentis Latinitatis, précise Quoi.info. L'occasion, au détour d'un petit voyage anachronique, de voir comment "un barman en jean travaillant à la discothèque de l'ONU s'y prendrait, en bon playboy qui aurait oublié de mettre du déodorant, pour récupérer l'adresse mail d'une jeune punk en minijupe faisant du mountain bike".

  • Adresse mail : inscriptio cursus eletronici
  • Apartheid : segregátio nigritarum
  • A priori : ex antecapto iudício
  • Barman : tabernae potóriae minister
  • Basket-ball : follis canistrīque ludus
  • Best-seller : liber máxime divénditus
  • Blue-jeans : bracae línteae caerúleae
  • Cigarette : fistula nicotiana
  • Déodorant : foetōris delumentum
  • Discothèque : taberna discothecaria
  • Drogue : medicamentum stupefactīvum
  • Enfant gâté : puer indulgéntia depravatus
  • Egoïste : sui cómmodi studiosus
  • Gangster : gregalis latro
  • Mountain bike : bírota montāna
  • Minijupe : tunicula minima
  • ONU : Unitarum Nationum Coetus
  • Ordinateur : instrumentum computatorium
  • Punk : punkianae catervae ássecla
  • Série TV : fabula televisifica

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13 Ago 2012

Si Hollande était un philosophe...

Escrito por: notredeloupy el 13 Ago 2012 - URL Permanente

La théorie n'est pas son fort. Pourtant, pour «l'Obs», cinq spécialistes ont trouvé des penseurs qui lui ressemblent: prudents, méthodiques, raisonnables... Portrait chinois du président

Longtemps, François Hollande a été l'objet des comparaisons les plus diverses, et les moins flatteuses: «Flanby», «Culbuto»,voire «capitaine de pédalo» (l'auteur de cette dernière formule ayant lui-même fait naufrage). Mais personne ne l'avait imaginé en philosophe. «Monsieur petites-blagues» au pays des concepts? Allons donc! Sauf que l'homme est désormais à l'Elysée. Sa pensée, ses convictions morales, sa représentation de la cité, bref sa philosophie, sont devenues un enjeu national. Pour s'en faire une idée, pourquoi pas un portrait chinois philosophique?

Car il ne faut pas se fier au mantra des commentateurs politiques sur le «manque de vision» des politiques. Dès lors qu'il est au pouvoir et arbitre les demandes de la société, un dirigeant porte forcément une certaine conception de l'homme, fût-ce à son corps défendant. Imprégné de catholicisme, François Mitterrand voyait la vie, privée et publique, comme un dialogue constant avec les morts. Avec son relativisme teinté d'orientalisme, Jacques Chirac a incarné le sceptique moderne, désabusé mais fasciné par les croyances d'autrui. Quant à Nicolas Sarkozy, il était porté par le pessimisme des Lumières écossaises, pour qui l'homme est «un loup pour l'homme» (Hobbes) et n'agit qu'en vue de son intérêt personnel (Adam Smith).

Des structures profondes du hollandisme, on ne sait pas grand-chose, sinon cette épithète rabâchée: «normal». Munis de cet indice, cinq philosophes et sociologues ont accepté de reconstituer la philosophie implicite du nouveau président. Un exercice de profilage intellectuel dont se dégage un ardent plaidoyer pour la raison et autres vertus hollandiennes (modération, ténacité, méthode...), mais qui en montre aussi les limites: car que fait-on lorsque la raison échoue à gouverner le monde? C'est le dilemme métaphysique de l'époque, ce sera le problème politique de Hollande.

Eric Aeschimann

Aristote ou la modération

PAR MATHIEU POTTE-BONNEVILLE (*)

Une présidence «normale»? Certains ont trouvé la formule trop modeste, soulignant les qualités exceptionnelles requises de l'homme d'Etat; d'autres ont objecté que le rôle d'un président est de définir les normes plutôt que de s'y conformer. Ces contempteurs de François Hollande auraient dû lire Aristote. Les premiers auraient découvert que conduire la cité peut consister à rechercher le juste milieu, non pas au sens de compromis tiède, mais de ligne de crête s'élevant au-dessus des attitudes extrêmes. Et les seconds auraient compris qu'au lieu de fonder le gouvernement sur un savoir supérieur comme le pensait Platon, mais ses deux expériences de conseiller du tyran en Sicile tournèrent court: Aristote, en disciple prudent, avait ruminé cet échec -, on peut le construire sur l'écoute des opinions communes qui forment le cadre «normal» de réflexion de la collectivité. Le choix aristotélicien de la normalité a donc sa cohérence. Mais il a aussi son revers. Situant sa démarche dans l'horizon du sens commun, Aristote affirmait qu'«on ne doit pas considérer toute thèse ni tout problème», «considérer» devant s'entendre ici comme «s'intéresser, mettre en débat». Hollande applique le précepte lorsque, au nom de la normalité, il reconduit sur les drogues ou la prostitution quelques fausses évidences maniées sans précaution, ou lorsqu'il s'autorise à être sourd à la voix des minorités.

(*) Directeur du Collège international de Philosophie, auteur de « D'après Foucault », avec Philippe Artières (Les Prairies Ordinaires, 2007).

Descartes ou la méthode

PAR DENIS KAMBOUCHNER (*)

La victoire de François Hollande a été pour une part celle des vertus cartésiennes en politique. Prendre le temps de réfléchir, mesurer ses paroles, oeuvrer sans durcir les oppositions: ce sont les conseils du «Discours de la méthode ». Aborder les questions dans le bon ordre, faire le tour du faisable et de l'exigible: c'est l'art de Descartes et sa manière de maîtriser la complexité. S'estimer soi-même sans excès, garder foi en la raison d'autrui, s'adresser à cette raison et non aux passions, ne pas s'attarder aux injures: c'est la leçon des «Passions de l'âme», son dernier grand traité. Descartes a peu écrit sur la politique: dans la «vie civile», expliquait-il à la princesse Elisabeth, la raison du philosophe bute sur l'imprévisibilité humaine: rien ne remplace l'expérience du prince, et «souvent les meilleurs conseils ne sont pas les plus heureux». Mais ce n'était pas réduire la politique au pragmatisme ni à un jeu machiavélien. Car le meilleur rempart pour un prince restera l'estime de son peuple: la réputation d'homme de bien ne s'attache qu'à la vraie résolution de l'être. Aujourd'hui, au-delà des hommes et de leurs passions, le politique affronte d'immenses machines déréglées. Face à ce grand désordre, que peuvent les vertus cartésiennes? Beaucoup, à condition qu'elles soient de tous les instants et qu'elles sachent se faire partager.

(*) Professeur à Paris-I, président du jury de l'agrégation de philosophie, auteur de "Descartes et la Philosophie morale" (Hermann, 2008).

Locke ou la raison

PAR PHILIPPE RAYNAUD (*)

François Hollande apparaît de prime abord comme un Français typique et même traditionnel. Pourtant, sa philosophie est plus anglaise que française: s'il était un philosophe, il serait Locke plutôt que Descartes ou Rousseau. Locke est un empiriste (la connaissance du monde vient des sens), mais il pense aussi que, pour les questions morales et politiques, on peut se fier à la raison parce que les idées du bien et du mal sont des produits de l'esprit humain. Hollande ne cesse pas de rassurer par son bon sens affiché mais, pour élargir les «droits», il annonce une révolution dans le droit civil en instituant un mariage homosexuel qui n'est possible que si on considère que la définition de l'institution du mariage est une pure affaire de convention. Les progressistes ne manqueront pas de s'inquiéter de ce rapprochement entre un président socialiste et le père du libéralisme: Locke n'est-il pas un théoricien intransigeant du droit de propriété? Certes, mais Locke considère aussi que le vote de l'impôt à la majorité par une Assemblée représentative équivaut à un consentement des propriétaires: la redistribution n'est donc pas interdite. Le libéralisme politique de Locke pourrait fonder les ambitions réformatrices du président, si d'aventure il ressentait le besoin d'une telle fondation.

(*) Enseigne la philosophie politique à Paris-II, auteur de "Trois Révolutions de la liberté" (PUF, 2009).

Weber ou la ténacité

PAR MYRIAM REVAULT DALLONNES (*)

En se voulant un président «normal», François Hollande met-il ses pas dans ceux de Max Weber? Le grand sociologue allemand fut le premier, au début du xxe siècle, à analyser l'effacement des représentations magiques du monde au profit de la rationalité (ce qu'il appelle le «désenchantement du monde») et à s'interroger sur le devenir du chef charismatique. Car l'exercice moderne du pouvoir rend obsolète la dévotion des sujets-citoyens à l'égard du caractère sacré, de la force héroïque ou même de la valeur exemplaire du dirigeant auquel ils accordent leur soutien. En ce sens, rien ne convient mieux à la modernité que l'idée d'un président «normal», autrement dit ordinaire - même si, accordée à la «médiocrité» du style de vie démocratique et à l'usure du quotidien, la proposition ne fait guère rêver... Pour autant, la normalité ne se réduit pas à la monotonie d'une existence d'habitudes et d'automatismes. Elle peut être porteuse de valeurs inscrites dans la durée (la persévérance, une certaine pratique de la responsabilité) et le dirigeant qui se veut «normal» doit alors se tenir non en surplomb, mais «à la hauteur du quotidien». Weber disait de la politique qu'elle est un effort tenace et énergique pour tarauder des planches de bois dur. S'il prend la peine de méditer cette métaphore, le président «normal» sait à quoi s'en tenir sur la tâche qui l'attend.

(*) Spécialiste de philosophie morale, auteur de "la Crise sans fin" (Seuil, à paraître le 13 septembre).

Durkheim ou la conciliation

PAR ERIC FASSIN (*)

François Hollande n'est ni philosophe ni roi. Il se veut normal comme tout le monde. Contre toute métaphysique, il fait rimer réalisme avec pragmatisme. Et s'il était sociologue? Plutôt qu'Emile Durkheim lui-même (notre président n'a rien d'un fondateur), il serait néo-durkheimien. Contre l'anomie à la Sarkozy le délitement des normes sociales -, il prétend renouer le lien social. Loin d'opposer la modernité (néo)libérale à la cohésion sociale, il s'attache à les réconcilier - comme Durkheim avec la «solidarité organique». Bref, François Hollande est un progressiste normal. C'est un homme politique, pas une femme. Normal. Pour autant, il n'est pas traditionnel: il n'a jamais été marié. C'est presque devenu la norme. Il compte faire une place à «toutes les familles»: mariage et adoption s'ouvriront aux couples de même sexe. Mais ira-t-il jusqu'à leur donner accès à l'assistance médicale à la procréation? Reviendra-t-il sur la stérilisation imposée aux personnes trans? Ou bien choisira-t-il de préserver l'ordre social en opposant la nature aux désirs des individus? Durkheim, progressiste tempéré, fondait la IIIe République sur la «famille conjugale». Au fondement de l'ordre normal, le chef de l'Etat va-t-il poser la «famille nationale»? Toutes les familles, même binationales, oui; mais pour les immigrés, s'ils sont pauvres, toujours pas de regroupement familial. Le changement, c'est quand?

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25 Jul 2012

La Délicatesse

Escrito por: notredeloupy el 25 Jul 2012 - URL Permanente

La recommandation d'Aula Cero pour ce milieu de semaine !

Synopsis et détails

Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.

http://youtu.be/GokJiGnJHC0

http://www.youtube.com/watch?v=GokJiGnJHC0

watch?v=GokJiGnJHC0

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23 Jul 2012

La suggestion AulaCero pour bien commencer la semaine !

Escrito por: notredeloupy el 23 Jul 2012 - URL Permanente

http://www.youtube.com/watch?v=SQUqffgJvKY

http://youtu.be/SQUqffgJvKY

Synopsis et détails

Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause - ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, comme celui des cuisines, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses...

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03 Abr 2012

Apprendre le français autrement

Escrito por: notredeloupy el 03 Abr 2012 - URL Permanente

Publié le jeudi 29 mars 2012

Troyes - Les élèves primo-arrivants de Beurnonville travaillent sur un atelier patrimoine. Une manière ludique d'apprendre le français

Les derniers sont arrivés en France il y a à peine une semaine, les plus anciens sont là depuis six mois, un an tout au plus. Ils viennent du Kosovo, d'Espagne, de Colombie, d'Inde, de Pologne, d'Angola, du Yemen, de Chine, du Portugal, de Géorgie ou encore de Tchétchénie, et ne maîtrisent pas le français ou très peu. Pour suivre leur scolarité dans les meilleures conditions et faciliter leur intégration scolaire, ces jeunes ont intégré le dispositif destiné aux primo-arrivants du collège Beurnonville, à Troyes.
Scolarisés dans des classes ordinaires, ils se retrouvent tous ensemble, autour de leur enseignante, Pascale Egas, pour étudier le français. Tous les moyens et les prétextes sont bons pour l'apprendre, y compris des activités culturelles. « Depuis quelques années, le centre pour l'Unesco Louis-François nous permet de faire un atelier patrimoine. L'objectif est de leur faire connaître la ville et son histoire pour les ancrer dans leur nouvelle réalité. » Encadrés par un guide-conférencier, les collégiens ont découvert Troyes, de ses origines à nos jours. « Ils ont pris des notes, appris de nouveaux mots de vocabulaire et restitué ensuite ce qu'ils avaient appris. »
Après la théorie, place à la pratique. L'artiste Nicolas Favre les prendra en charge dès le mois d'avril afin de réaliser avec eux une fresque préhistorique, qui sera exposée en mai à l'espace Argence, dans le cadre du Geste en liberté. Martha, Adriana, Amer, Sara, Mishell, Ahmed, Surd-Erdene, Kamila, Juao, Flavio, Ranjeet, Marhac et Artur se sont montrés intéressés et curieux, se passionnant les uns pour le Moyen Âge, les autres pour le théâtre ou encore les églises.
Leur français est encore parfois hésitant mais ils s'expriment avec aisance, ravis de partager avec les adultes leurs impressions sur leurs premiers pas en France. « Comme on ne parle pas très bien, les garçons et les filles se moquent à la récré. ça me bloque beaucoup », reconnaît Sara. Ahmed, arrivé tout droit du Yemen, très à l'aise à l'oral, trouve ça « facile » et apprécie le pays. « J'aime bien. J'ai vécu en Norvège avant et là-bas, il y a beaucoup de problèmes de racisme. Ici, les gens sont plus tolérants. En revanche, l'école, c'est plus dur. On a cours toute la journée. » Sécurité, propreté des rues, les tenues vestimentaires, les sujets de conversation ne manquent pas. « En Angola, on laisse les enfants dans la rue. Ce n'est pas le cas ici », confie Adriana. En revanche, « je trouve que les filles sont trop maquillées. C'est un collège, pas un concours de mannequin », renchérit la jeune Colombienne Sara. Si Flavio regrette d'avoir dû quitter le Portugal et ses amis, Kamila, Amer et les autres, eux n'espèrent qu'une chose : rester en France.

Aurore CHABAUD

http://www.lest-eclair.fr/

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20 Feb 2012

Escrito por: notredeloupy el 20 Feb 2012 - URL Permanente

Au secours, la France perd son latin !

Le Point.fr- Publié le 16/02/2012 à 12:20 - Modifié le 16/02/2012 à 13:09

"VENI, VIDI, VICI"...

Alain Delon incarnant Jules César dans "Astérix aux Jeux olympiques".Alain Delon incarnant Jules César dans "Astérix aux Jeux olympiques".© Allocine


"Sans le latin, la messe nous emmerde", chantait Brassens. Les langues antiques sentent la poussière, rappellent à nos souvenirs de vieux professeurs à lunettes et l'indétrônable Gaffiot ? Pensez-vous ! À en croire le succès du jeu vidéo God of War et l'engouement du public pour les productions hollywoodiennes qui font leurs choux gras de combats de gladiateurs, de royaumes légendaires et de héros homériques, l'Antiquité a, au contraire, plus que jamais le vent en poupe. À tel point que le gouvernement a même créé un prix Jacqueline de Romilly, destiné à récompenser les projets les plus créatifs de l'enseignement du grec et du latin. "L'esprit de ce prix, annonçait Luc Chatel fin janvier, est celui d'une conception exigeante, humaniste, ouverte, de la culture antique. C'est une passion pour la modernité de l'Antiquité ; c'est un engagement constant à transmettre cette passion". Grec et latin ont beau être appelés "langues mortes", ils n'ont pas encore les deux pieds dans la tombe... Steve Jobs ne disait-il pas lui-même qu'il "échangerait toute sa technologie contre un après-midi avec Socrate" ?

Voyez-vous ça, un apprentissage plébiscité par le mythe de la modernité lui-même ! Alors pourquoi diable la France doit-elle se battre pour sauver sa culture, ses humanités ? Pourquoi la mondialisation devrait-elle nécessairement devenir l'ennemie de la diversité des savoirs ? C'est la question que se pose Sylvaine Poujade-Balthazard, professeur de latin à l'université de Rennes II, suite à la décision du gouvernement de fermer plusieurs licences de lettres classiques en raison des coupes budgétaires.

Schizophrénie

"Trop de moyens déployés, pour pas assez d'élèves", justifie le ministère. Et pour cause, si un jeune sur cinq apprend le latin au collège, ils ne sont plus qu'un sur vingt au lycée... Cette désaffection des filières classiques, Sylvaine Poujade-Balthazard l'explique avant tout par cette absence de pluridisciplinarité que l'on reproche si souvent au système français. "Nous avons proposé de sauver la licence par un projet Civilisations anciennes et modernité européenne, qui permettrait de mettre en perspective plusieurs disciplines et différentes époques." Qui envisagerait, en effet, de devenir archéologue en ignorant tout de la langue de Platon et de celle de Cicéron ? Mais là est bien toute la schizophrénie de ceux qui nous gouvernent. D'un côté, Science Po réduit à portion congrue l'épreuve de culture générale de son concours d'entrée et le recrutement des professeurs de lettres classiques prévoit de ne plus comprendre qu'un oral ; de l'autre, sous la houlette du ministère de l'Éducation nationale, on réfléchit à la revalorisation de la culture antique autour de colloques aux noms aussi éloquents que Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l'enseignement du latin et du grec. Tout un programme...

C'est ce paradoxe qui est aujourd'hui pointé du doigt. La parole à la défense de notre culture : dans une tribune publiée dans Le Monde le 8 février 2012, intitulée "En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence", écrivains et philosophes parmi lesquels Charles Dantzig, Régis Debray, Marc Fumaroli, Christophe Ono-dit-Biot, Erik Orsenna, Philippe Sollers et Emmanuel Todd en appellent au sursaut. Les humanités sont jugées "peu rentables, élitistes, coupées du monde" ? Mais, en fermant des classes, ne risque-t-on pas précisément de réserver, de fait, les lumières des Anciens à une élite ? Se priver de l'immensité de notre culture, c'est tirer une croix sur tous les Jean-Pierre Vernant, Lucien Jerphagnon ou Jacqueline de Romilly que nous réserve la nouvelle génération, d'esprits avisés pour comprendre le monde de demain. Car, si dans les milieux favorisés, il y aura toujours un vieil oncle pour prôner les bienfaits de la culture antique, qui, sinon l'école, s'en chargera pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les dialogues de Plutarque dans leur bibliothèque ? La voilà la vraie discrimination. Que l'on soit black, blanc ou beur, le latin, parlé dans tout le bassin méditerranéen, n'est-il pas notre patrimoine à tous ? Saint-Augustin lui-même n'était-il pas algérien ?

Du bac L à HSBC...

"Nous sommes l'un des rares pays à ne pas comprendre à quel point la diversité de la culture peut nous apporter. Dans les pays anglo-saxons, les formations de lettres ou de sciences humaines sont très prestigieuses. Et personne ne s'étonne du fait qu'un grand patron soit diplômé d'histoire de l'art." Pour Bernard Deforge, professeur de grec ancien et consultant chez PricewaterhouseCoopers, cabinet d'audit, on atteint les limites mêmes du brainstorming. "À quoi sert encore d'échanger des idées, si tout le monde a les mêmes ? Dans les écoles de commerce, si la culture générale est encore au programme, elle reste extrêmement standardisée."

Celui qui a su mener de front deux carrières complémentaires se bat aujourd'hui pour introduire des profils littéraires en entreprise. Depuis six ans, l'opération Phénix a ainsi permis de créer plus de 150 CDI dans des grandes firmes telles que Coca, L'Oréal, HSBC, la Société Générale ou Renault pour des étudiants diplômés d'un master 2 de philo, d'histoire de l'art ou de lettres modernes... Qui a dit que le bac L ne menait à rien ? Tenez-vous le pour dit, Aristote et Virgile n'ont pas encore dit leur dernier mot. Il n'y a qu'à voir le succès de la collection Signets pour s'en assurer. Ces recueils de textes antiques autour d'un thème en résonance avec l'air du temps, proposés par les Belles Lettres, font fureur chez les étudiants en lettres classiques comme au lycée. Comment séduisait-on chez les Anciens ? Que pensait-on de l'homosexualité ? De la mort ? Le prochain à paraître, Hocus Pocus, nous révèle, ô stupeur, que Harry Potter n'a rien inventé. Eh oui, l'Antiquité avait déjà ses apprentis sorciers.

******************************************************************* Et en Espagne, comment considère-t-on le latin? son enseignement?

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18 Jun 2011

LA LANGUE EST VIVANTE...

Escrito por: notredeloupy el 18 Jun 2011 - URL Permanente


Les petits nouveaux du Petit Larousse  

Denis Podalydès, nouveau nom de l'édition 2012 du Petit Larousse.
Denis Podalydès, nouveau nom de l'édition 2012 du Petit Larousse. Crédits photo : Hahn-Nebinger-Genin/Hahn-Nebinger-Genin/ABACA

Soixante personnalités et 3.000 mots font leur entrée dans l'édition 2012.

On se demande par quelle magie, chaque année, les dictionnaires intègrent des centaines de mots nouveaux et n'en retirent aucun. Il y a quelques jours, Le Robert illustré avait fait connaître sa nouvelle livraison, avec, entre autres, l'arrivée dans ses pages des mots «twitt», «cougar», «cacou», etc. Hier, c'est Le Petit Larousse 2012 qui a montré à quel point il a fait peau neuve. Le résultat est impressionnant: 3 000 mots nouveaux (c'est-à-dire qu'il faut compter, en plus des termes, les nouveaux sens et expressions). Ajoutez à cela les soixante personnalités qui font leur entrée dans le prestigieux dictionnaire créé en 1905 par le lexicographe Claude Augé. Pour la partie des noms propres, c'est toujours un événement qui n'est pas sans rappeler la cérémonie des Césars et autres palmarès : avoir son nom dans la petite encyclopédie est une consécration.

De DiCaprio à «Belgitude»

À ce petit jeu, Le Petit Larousse 2012 consacre des personnalités dans tous les domaines : les sciences, l'art, la politique… Le critère de sélection ? «Ce sont des emblèmes de la créativité, de l'engagement ou de la pérennité d'une action unanimement saluée», expliquent Carine Girac-Marinier et Jacques Florent. Saluons donc, entre autres, pour ce qui concerne la littérature, le cinéma et les spectacles : Roberto Alagna, Mathieu Amalric, Jacques Audiard, Chedid (Louis, le père, et Matthieu, le fils, y entrent ensemble en compagnie d'Andrée Chedid), Didier Daeninckx, Leonardo DiCaprio, Charlotte Gainsbourg, Claude Hagège, Marek Halter, Stéphane ­Hessel, Dany Laferrière, Edouardo Mendoza, Pierre Michon, Marie NDiaye, Denis ­Podalydès, Ruth Rendell, Raùl Ruiz, Kristin Scott ­Thomas, Patti Smith, Lambert Wilson…

Quant aux mots nouveaux, ils proviennent de tous les horizons, notamment de la francophonie, on notera les étonnants «belgitude» (définition : ensemble de valeurs culturelles propres aux Belges) ou encore «virelangue» (qui définit un groupe de mots difficiles à articuler, exemple donné : «Il reste treize fraises fraîches»).

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13 Abr 2011

Le mot du jour: LA MER

Escrito por: notredeloupy el 13 Abr 2011 - URL Permanente

L'Internaute > Dictionnaire > Langue française > mer



Dictionnaire de la langue française
Thème | Usage | Mot au hasard | Abécédaire | Top recherche | Mettre en favori


M
nom féminin



Définition Synonymes Citations Expressions
Evénements



Définition
mer, nom féminin
Sens 1 Vaste étendue d'eau salée recouvrant une partie du globe [Géographie].Synonyme océan Anglais sea
Sens 2 Une partie de cette étendue [Géographie]. Ex La mer du Nord. Anglais sea
Sens 3 Vaste étendue. Ex Une mer de sable.
mer : 1 définition



Synonymes
mer : 1 synonyme.
Synonymes océan.
mer : 1 synonyme



Citations



mer : 3 citations contenant le mot mer
"C'est en allant vers la mer que le fleuve reste fidèle à sa source."
Jean Jaurès
"Homme libre, toujours tu chériras la mer !"
Charles Baudelaire

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24 Ene 2011

Causerie littéraire avec Frédérick Tristan

Escrito por: notredeloupy el 24 Ene 2011 - URL Permanente

Causerie littéraire avec Frédérick Tristan (2/3)
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