23 Ago 2012
Castro et Chavez co-auteurs ?

On le pensait proche du tombeau ou, à la limite, en train de rédiger ses mémoires. Mais l'ex-président Cubain Fidel Castro travaille tranquillement à un livre avec le président vénézuélien Hugo Chavez : "Fidel Castro travaille avec Hugo Chavez à un livre qui paraîtra prochainement", affirme le blogueurYohandry Fontana, qui parvient souvent à avoir la primeur sur les informations officielles des autorités cubaines.
Castro toujours dans le coup ?
Fidel Castro, qui a laissé le pouvoir en 2006 à son frère Raul pour des raisons de santé, n'est pas apparu en public depuis avril dernier et n'a pas publié depuis la mi-juin les habituelles "réflexions" qu'il offre depuis plusieurs années à la presse officielle cubaine.
Le blogueur explique pourtant que Fidel Castro se tient "au courant de la position de l'Equateur dans l'affaire Assange, entre autres thèmes nationaux et internationaux qui lui sont chers". La source tient en quelques sortes a rassurer tout le monde sur l'état de santé et de conscience du leader de la révolution cubaine, qui a fêté ses 86 ans le 13 août.
06 Ago 2012
Sainte Jeanne d'Arc, héroïne française.
Jeanne d'Arc est aujourd'hui un symbole national et international.
30 Jun 2012
Jean Jacques Rousseau
lien de la vidéo:
http://videos.arte.tv/fr/videos/jean_jacques_rousseau-6751154.html
07 Mar 2012
Phèdre de Racine
Racine (1639-1699), Phèdre (1677)
Acte I, scène 3 : vers 255 à 306
Phèdre est tombée amoureuse d’Hippolyte, son beau-fils (c’est le fils de son mari Thésée, fils d’Égée et roi d’Athènes). Elle fait cet aveu à Œnone, sa nourrice et confidente…
Œnone
Que faites-vous, Madame ? Et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd’hui ?
Phèdre
Puisque Vénus le veut, de ce sang1 déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable.
Œnone
Aimez-vous ?
Phèdre
De l’amour j’ai toutes les fureurs.
Œnone
Pour qui ?
Phèdre
Tu vas ouïr le comble des horreurs.
J’aime… à ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J’aime…
Œnone
Qui ?
Phèdre
Tu connais ce Fils de l’Amazone,
Ce Prince si longtemps par moi-même opprimé ?
Œnone
Hippolyte ? Grands Dieux !
Phèdre
C’est toi qui l’as nommé !
Œnone
Juste ciel ! Tout mon sang dans mes veines se glace !
Ô désespoir ! Ô crime ! Ô déplorable race !
Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
Fallait-il approcher de tes bords dangereux ?
Phèdre
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen2 je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir3 et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer.
J’offrais tout à ce dieu, que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein, et des bras paternels.
Je respirais, Œnone. Et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence ;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’Ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus toute4 entière à sa proie attachée.
1 Famille.
2 Mariage.
3 Être saisi de froid.
4 On marquait l’accord au XVIIe siècle.
Pour le commentaire…
Une passion interdite : Phèdre subit la fatalité et exprime son impuissance.
- L’amour de Phèdre est un amour coupable. Elle nomme des responsables : « à peine au fils d’Égée […] je m’étais engagée », « Athènes me montra mon superbe ennemi » (superbe signifie orgueilleux), « je reconnus Vénus et ses feux redoutables », « contre moi-même enfin j’osai me révolter ». Phèdre s’avoue impuissante face à cet amour qui l’aliène : son amour est « incurable ».
- Il y a des manifestations physiques à cette passion : « je le vis, je rougis, je pâlis ». Il faut noter les champs lexicaux du corps et des éléments du corps (métonymies) qui soulignent l’aliénation corporelle de Phèdre par cet amour qui l’habite.
- Sa langue semble aussi aliénée par cette passion : l’anaphore « j’aime… » et les hyperboles « par des vœux assidus […] je lui bâtis un temple […] à toute heure entourée » témoignent d’une fatalité à laquelle Phèdre ne peut échapper.
- L’évocation de la succession d’actions réalisées par Phèdre pour contrer cet amour est remarquable et renforce l’impression de fatalité : « je lui bâtis », « pris soin de l’orner », elle s’est entourée de victimes « à toute heure », elle a brûlé de l’encens, etc.
- L’emploi récurrent des imparfaits de l’indicatif (à valeur durative) accentue l’impression d’actions répétées : malgré cela, c’est « en vain » que Phèdre a tenté de trouver un remèdre à cet amour. De même pour l’emploi des passés simples « vis », « rougis », « pâlis », « j’affectai », « pressai » qui donnent de la vigueur à cette tirade qui ressemble plus à un monologue. Survient, à la fin de notre extrait, le présent de l’indicatif qui identifie définitivement le coupable : « c’est Vénus toute entière »
Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/phedre.php#ixzz1oQ0WG1Bn
02 Mar 2012
DES LETTRES INÉDITES de HENRY MILLER
29 février 2012
"Les Américains ont avancé vers un néant inimaginable" - Des lettres inédites de Henry Miller
Journaliste à «Combat», Maurice Nadeau tombe sous le charme de Henry Miller à la fin des années 30, en lisant «Tropique du cancer», livre explosif qui vient d’être publié à Paris à la colère du «Cartel d’action sociale et morale» (le livre ne sortira aux Etats-Unis qu’en 1961, et sera aussitôt interdit pour obscénité). Cette ligue de vertu, dirigée par Daniel Parker, avait déjà porté plainte, en France, contre Boris Vian et son «J’irai cracher sur vos tombes», réitérant cette fois, plus vigoureusement encore, avec Miller, l’écrivain «le plus pornographique des auteurs de langue anglaise». Alerté, Nadeau monte au créneau : il crée un Comité de défense d’Henry Miller, que rejoignent André Gide, Georges Bataille, Max-Pol Fouchet, Pierre Seghers, André Breton ou encore Paul Eluard. Les plaintes sont abandonnées, mais le nom de Miller fera toujours sursauter les honnêtes gens, qui tenteront d’attenter diversement à ses œuvres et à lui-même (un préfet ordonna même de détruire les plombs de «Sexus»).
Qui est Miller? Un libre-penseur et un érotomane, qui restera sexuellement très actif jusqu’à la fin de sa vie, multipliant les liaisons et les mariages, et qui racontera ses aventures, s’étendant moins sur le pourquoi que sur le comment, dans des livres qui vont précéder, annoncer, provoquer, incarner la révolution sexuelle. Installé à partir de 1944 à Big Sur, en Californie (il y a achète une maison en 1947), il partage sa vie entre amour, écriture et peinture. Et se souviendra toujours de ses années passées à Paris, de 1930 à la Guerre, menant une vie de misérable bohème mais découvrant des écrivains qui le marqueront à jamais, Blaise Cendrars ou Rimbaud.
Le soutien des grands esprits français, à la sortie du «Tropique», sera donc pour Miller émouvant à plus d’un titre. Nadeau va, quant à lui, mener une vaste collecte de fonds pour l’aider à subvenir à ses besoins, à ceux de ses enfants et de ses femmes (passées, présentes et à venir). Ils deviennent amis, et ne cesseront, jusqu’en 1978, d’échanger des lettres, où l’on mesure combien Miller était tombé amoureux de notre pays, jusqu’à en adopter maladroitement la langue, pour les besoins de cette correspondance, inédite à ce jour. Une correspondance où l’on découvre un Miller intraitablement jeune, férocement vivant, et qui, peut-être moins lu ces derniers temps, pourrait faire son come-back d’écrivain hédoniste à l’heure où la philosophie du plaisir n’a jamais mieux fait vendre, et où il provoquera moins par le récit de ses galipettes que parce qu’il tenait le bonheur pour l’art ultime: «Je vis, je suis heureux, je travaille. Je suis béni, et je le sais.»
«Big Sur, Californie 8 mars 1947
Mon cher Maurice Nadeau,
André Breton vient de me remettre les dernières nouvelles du «Comité de défense»; elles m’ont, bien sûr, fait chaud au coeur. (…) J’ai été ahuri, en feuilletant les coupures de presse qui m’ont été adressées, de constater l’importance que cette affaire a prise. Ainsi ai-je compris que la majorité des écrivains français se rendait compte de la menace que constitue le mouvement de Daniel Parker.
(…) J’entends sans cesse dire que c’en est fini des Français, en tant que nation ou peuple. Même aux heures les plus sombres, je ne l’ai jamais cru. Pour moi, cela est impensable. Un peuple vit à travers l’âme des individus qui le composent. Les Français peuvent perdre une guerre, ils peuvent perdre de leur puissance mondiale, ils peuvent perdre leur territoire, jamais ils ne perdront leur esprit. C’est à cette éternelle qualité humaine, chez vous autres Français – même chez les plus modestes – que je rends hommage.
Big Sur 15 décembre 1949
Cher Maurice Nadeau,
(…) L’autre jour, j’ai essayé de persuader la Viking Press de publier le «Pour saluer Melville» de Giono, que j’adore. Ils l’ont traduit il y a plusieurs années, et il traîne toujours sur une étagère. Apparemment, ils ne le publieront pas, sous prétexte d’une part qu’il est trop court, et que, d’autre part, ils ne savent pas s’il y a ici un public pour l’oeuvre de Giono, excuse à laquelle je ne crois pas du tout! Je suis fou de rage à l’idée de ne rien pouvoir faire par ici pour Cendrars et Giono. Les lecteurs ont de plus en plus mauvais goût, et cela à cause des éditeurs, du cinéma, de la radio et de tous les autres foutus impondérables qui influencent nos vies. Des conneries, voilà ce qui se vend, rien que des conneries. Rimbaud, comme je l’ai fait remarquer dans l’opuscule que je lui ai dédié, a proposé une dangereuse solution à ce dilemme, une solution à laquelle je trouve que les jeunes écrivains talentueux ici, aux États-Unis, ont recours, à tort ou à raison, à savoir: baisser les bras. Arrêter d’écrire, telle est la solution de l’auteur. Cela devient de plus en plus évident. En réalité, dans tous les domaines artistiques, ce sont aujourd’hui les vieux qui sont joyeux et prolifiques, qui osent aller de l’avant, qui sont jeunes de coeur. Le jour où la vieille garde disparaîtra, il en sera comme avec la terre dans certains États américains: la couche supérieure aura été emportée par le vent, les champs deviendront un désert, rien ne poussera plus, pas même le génie!
De Berkeley, Californie 1er août 1953
Cher Maurice,
Le voyage par avion de Paris à N.Y. a duré vingt-huit heures exactement, et de N.Y. à San Francisco seize heures. Et à travers toutes sortes de climats. Ici tellement frais que je porte mon pardessus. À New York une chaleur accablante. Je suis dépaysé. Rien ne me plaît ici. Tout me semble hideux et ennuyant. Ce n’est pas «le cimetière marin» mais un cimetière d’âmes. C’est fou la différence entre ces deux continents. La misère ici vient du vide, chez vous des raisons matérielles, ou réelles. Rien n’est réel ici. Et les gens les mieux situés – mieux payés – sont les plus misérables. Eve est plus triste que moi. Elle n’a jamais compris qu’il y avait un monde comme le vôtre. Elle voit tout en noir.
Mais à bientôt nous serons à Big Sur et là la vie prendra un autre aspect (Max Ernst a trouvé un autre «Big Sur» en Arizona. A part de cela, je ne connais pas d’autre en toute l’Amérique. Même pas chez Faulkner en Mississippi).
Je suis tellement plein de dégoût pour mon pays que je ne peux guère attendre d’écrire. Depuis «le Cauchemar climatisé», écrit en 1942, les Américains ont avancé vers un néant inimaginable. C’est hallucinant ce rythme accéléré! Et très mauvais signe. Je parle à tout le monde. Je vois qu’aujourd’hui presque personne pense pour lui-même. La propagande (américaine) a inoculé tout. C’est une chute universelle. J’appartiens, moi, plus que jamais, à une autre époque – celle de Emerson, Thoreau, Whitman.
Si je parle vrai personne ne me comprend. Alors, dans l’espace d’une seule vie je suis le témoin d’une épouvantable dégringolade. Tout ce que j’ai écrit (prophétiquement) est déjà dépassé. Il n’y a plus de problèmes – il n’y a que la mort qui nous attend. C’est-à-dire que les cadavres vivants qu’on voit déambulant, ou roulant dans leur voiture, n’ont qu’à s’ensevelir. «Let the dead bury the dead» (la Bible). Trop vrai, ma foi!»
© Buchet-Chastel 2011
20 Feb 2012
Au secours, la France perd son latin !
Le Point.fr- Publié le 16/02/2012 à 12:20 - Modifié le 16/02/2012 à 13:09
"VENI, VIDI, VICI"...
"Sans le latin, la messe nous emmerde", chantait Brassens. Les langues antiques sentent la poussière, rappellent à nos souvenirs de vieux professeurs à lunettes et l'indétrônable Gaffiot ? Pensez-vous ! À en croire le succès du jeu vidéo God of War et l'engouement du public pour les productions hollywoodiennes qui font leurs choux gras de combats de gladiateurs, de royaumes légendaires et de héros homériques, l'Antiquité a, au contraire, plus que jamais le vent en poupe. À tel point que le gouvernement a même créé un prix Jacqueline de Romilly, destiné à récompenser les projets les plus créatifs de l'enseignement du grec et du latin. "L'esprit de ce prix, annonçait Luc Chatel fin janvier, est celui d'une conception exigeante, humaniste, ouverte, de la culture antique. C'est une passion pour la modernité de l'Antiquité ; c'est un engagement constant à transmettre cette passion". Grec et latin ont beau être appelés "langues mortes", ils n'ont pas encore les deux pieds dans la tombe... Steve Jobs ne disait-il pas lui-même qu'il "échangerait toute sa technologie contre un après-midi avec Socrate" ?
Voyez-vous ça, un apprentissage plébiscité par le mythe de la modernité lui-même ! Alors pourquoi diable la France doit-elle se battre pour sauver sa culture, ses humanités ? Pourquoi la mondialisation devrait-elle nécessairement devenir l'ennemie de la diversité des savoirs ? C'est la question que se pose Sylvaine Poujade-Balthazard, professeur de latin à l'université de Rennes II, suite à la décision du gouvernement de fermer plusieurs licences de lettres classiques en raison des coupes budgétaires.
Schizophrénie
"Trop de moyens déployés, pour pas assez d'élèves", justifie le ministère. Et pour cause, si un jeune sur cinq apprend le latin au collège, ils ne sont plus qu'un sur vingt au lycée... Cette désaffection des filières classiques, Sylvaine Poujade-Balthazard l'explique avant tout par cette absence de pluridisciplinarité que l'on reproche si souvent au système français. "Nous avons proposé de sauver la licence par un projet Civilisations anciennes et modernité européenne, qui permettrait de mettre en perspective plusieurs disciplines et différentes époques." Qui envisagerait, en effet, de devenir archéologue en ignorant tout de la langue de Platon et de celle de Cicéron ? Mais là est bien toute la schizophrénie de ceux qui nous gouvernent. D'un côté, Science Po réduit à portion congrue l'épreuve de culture générale de son concours d'entrée et le recrutement des professeurs de lettres classiques prévoit de ne plus comprendre qu'un oral ; de l'autre, sous la houlette du ministère de l'Éducation nationale, on réfléchit à la revalorisation de la culture antique autour de colloques aux noms aussi éloquents que Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l'enseignement du latin et du grec. Tout un programme...
C'est ce paradoxe qui est aujourd'hui pointé du doigt. La parole à la défense de notre culture : dans une tribune publiée dans Le Monde le 8 février 2012, intitulée "En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence", écrivains et philosophes parmi lesquels Charles Dantzig, Régis Debray, Marc Fumaroli, Christophe Ono-dit-Biot, Erik Orsenna, Philippe Sollers et Emmanuel Todd en appellent au sursaut. Les humanités sont jugées "peu rentables, élitistes, coupées du monde" ? Mais, en fermant des classes, ne risque-t-on pas précisément de réserver, de fait, les lumières des Anciens à une élite ? Se priver de l'immensité de notre culture, c'est tirer une croix sur tous les Jean-Pierre Vernant, Lucien Jerphagnon ou Jacqueline de Romilly que nous réserve la nouvelle génération, d'esprits avisés pour comprendre le monde de demain. Car, si dans les milieux favorisés, il y aura toujours un vieil oncle pour prôner les bienfaits de la culture antique, qui, sinon l'école, s'en chargera pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les dialogues de Plutarque dans leur bibliothèque ? La voilà la vraie discrimination. Que l'on soit black, blanc ou beur, le latin, parlé dans tout le bassin méditerranéen, n'est-il pas notre patrimoine à tous ? Saint-Augustin lui-même n'était-il pas algérien ?
Du bac L à HSBC...
"Nous sommes l'un des rares pays à ne pas comprendre à quel point la diversité de la culture peut nous apporter. Dans les pays anglo-saxons, les formations de lettres ou de sciences humaines sont très prestigieuses. Et personne ne s'étonne du fait qu'un grand patron soit diplômé d'histoire de l'art." Pour Bernard Deforge, professeur de grec ancien et consultant chez PricewaterhouseCoopers, cabinet d'audit, on atteint les limites mêmes du brainstorming. "À quoi sert encore d'échanger des idées, si tout le monde a les mêmes ? Dans les écoles de commerce, si la culture générale est encore au programme, elle reste extrêmement standardisée."
Celui qui a su mener de front deux carrières complémentaires se bat aujourd'hui pour introduire des profils littéraires en entreprise. Depuis six ans, l'opération Phénix a ainsi permis de créer plus de 150 CDI dans des grandes firmes telles que Coca, L'Oréal, HSBC, la Société Générale ou Renault pour des étudiants diplômés d'un master 2 de philo, d'histoire de l'art ou de lettres modernes... Qui a dit que le bac L ne menait à rien ? Tenez-vous le pour dit, Aristote et Virgile n'ont pas encore dit leur dernier mot. Il n'y a qu'à voir le succès de la collection Signets pour s'en assurer. Ces recueils de textes antiques autour d'un thème en résonance avec l'air du temps, proposés par les Belles Lettres, font fureur chez les étudiants en lettres classiques comme au lycée. Comment séduisait-on chez les Anciens ? Que pensait-on de l'homosexualité ? De la mort ? Le prochain à paraître, Hocus Pocus, nous révèle, ô stupeur, que Harry Potter n'a rien inventé. Eh oui, l'Antiquité avait déjà ses apprentis sorciers.
******************************************************************* Et en Espagne, comment considère-t-on le latin? son enseignement?
27 Oct 2011
"LA MAESTRIA ET MOI" : recueil de poésie de Miguel O. MENASSA
http://www.wobook.com/WBKT9I16Zh18-f/LA-MAESTRIA-ET-MOI.html
24 Sep 2011
LA POÉSIE, C'EST LA SANTÉ...
Bonjour à tous, http://www.grupocero.org/revue/2011/juin/revue_n1.pdf ainsi que le blog de Poésies Espagnoles traduites en français http://poesiasespanolas.blogs.nouvelobs.com/ Claire Deloupy et
LA POÉSIE, C'EST LA SANTÉ Nº3
http://www.grupocero.org/revue/2011/juillet/revue_n2.pdf
Clémence Loonis
03 Ago 2011
La " Rolls-Royce de l'édition ": La Pléiade a fêté ses 80 ans
SAMEDI 30 JUILLET À 0H25 - DIMANCHE 31 JUILLET À 17H15 Souvent surnommée la « Rolls-Royce de l’édition », la bibliothèque de la Pléiade a fêté ses 80 ans. Véritable référence en matière de prestige et d’élégance, la collection compte à ce jour 568 volumes pour plus de 200 auteurs.
Edité le : Tue Jun 28 00:00:00 CEST 2011
Metropolis - La petite histoire de...la Pléiade
Dernière mise à jour le : Thu Jul 28 10:39:34 CEST 2011
26 Jul 2011
Astérix: un monde dangereux pour la santé
Par Toutatis! Vivre au pays d'Astérix le Gaulois n'est pas très bon pour la santé. C'est en tout cas ce qu'indique une étude des risques de traumatismes crâniens et de lésions cérébrales auxquels sont confrontés, case après case, les personnages de ce monde imaginé par René Goscinny et Albert Uderzo.
Des risques qui se chiffrent: 704 traumatismes à la tête ont été recensés dans 34 albums par une équipe allemande de neurochirurgiens. Les résultats de leur enquête viennent d'être publiés dans les pages d'Acta Neurochirurgica, le très sérieux journal européen de neurochirurgie.
En substance, on y apprend que sur les 704 victimes, 698 sont des hommes et 63,9 % des Romains, 120 sont des Gaulois, 59 des pirates, 20 des Goths, 14 Normands, 8 Vikings, 6 Anglais et 4... extraterrestres. La majorité des coups ont été portés par des Gaulois (87,1 %), dont Astérix et son pote Obélix, responsables à eux seuls de 57,6 % des lésions cérébrales dénombrées.
Pour dresser ce portrait, les scientifiques ont décidé de classer les signes cliniques des victimes — ecchymose périorbitaire (oeil au beurre noir), paralysie du nerf hypoglosse (qui fait pendre la langue)... — selon l'échelle de Glasgow qui permet d'évaluer l'état de conscience d'un patient. Un travail de moine qui permet de comprendre désormais l'angoisse de Baba, le pirate dans la vigie du bateau de pirate, dont la présence est récurrente dans la série. La potion magique est à l'origine de 390 traumatismes graves, 89 modérés et a fait 225 victimes légères. Les scientifiques ne déplorent toutefois aucun mort.
L'étude, qui n'a pas d'autres objectifs que de s'amuser sur le dos du 9e art, fait toutefois remarquer que 70,5 % des victimes portaient un casque (de l'armée romaine, principalement), mais le perd dans 87,7 % des cas. Dans les pages du quotidien anglais The Guardian, un neurologue suisse résume: c'est une «étude stimulante» qui devrait à l'avenir inciter les Romains à prendre plus au sérieux «la fixation de la sangle des casques», sauf bien sûr s'ils veulent continuer à divertir, malgré eux.
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