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    <title>LA FEMMEQUI EST DANS MON LIT de REGGIANI</title>
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    <body>&lt;span style="color:midnightblue" size="5" face="times new roman"&gt; &lt;/span&gt; 

&lt;h2&gt;&lt;span style="color:midnightblue" size="5" face="times new roman"&gt;JE N'AI PAS POUR MAITRESSE ...&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span style="color:midnightblue" size="5" face="times new roman"&gt;
Je n'ai pas pour ma&#238;tresse une lionne  illustre:
La gueuse, de mon &#226;me, emprunte tout son lustre;
Invisible aux  regards de l'univers moqueur,
Sa beaut&#233; ne fleurit que dans mon triste  coeur.

Pour avoir des souliers elle a vendu son &#226;me.
Mais le bon Dieu  rirait si, pr&#232;s de cette inf&#226;me,
Je tranchais du Tartufe et singeais la  hauteur,
Moi qui vends ma pens&#233;e et qui veux &#234;tre auteur.

Vice  beaucoup plus grave, elle porte perruque.
Tous ses beaux cheveux noirs ont  fui sa blanche nuque;
Ce qui n'emp&#234;che pas les baisers amoureux
De  pleuvoir sur son front plus pel&#233; qu'un l&#233;preux.

Elle louche, et l'effet  de ce regard &#233;trange
Qu'ombragent des cils noirs plus longs que ceux d'un  ange,
Est tel que tous les yeux pour qui l'on s'est damn&#233;
Ne valent pas  pour moi son oeil juif et cern&#233;.

Elle n'a que vingt ans ; - la gorge d&#233;j&#224;  basse
Pend de chaque c&#244;t&#233; comme une calebasse,
Et pourtant, me tra&#238;nant  chaque nuit sur son corps,
Ainsi qu'un nouveau-n&#233;, je la t&#234;t&lt;/span&gt;&lt;span style="color:midnightblue" size="5" face="times new roman"&gt;e et la  mords,

Et bien qu'elle n'ait pas souvent m&#234;me une obole
Pour se  frotter la chair et pour s'oindre l'&#233;paule,
Je la l&#232;che en silence avec plus  de ferveur
Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur.

La pauvre  cr&#233;ature, au plaisir essouffl&#233;e,
A de rauques hoquets la poitrine  gonfl&#233;e,
Et je devine au bruit de son souffle brutal
Qu'elle a souvent  mordu le pain de l'h&#244;pital.

Ses grands yeux inquiets, durant la nuit  cruelle,
Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle,
Car, ayant  trop ouvert son coeur &#224; tous venants,
Elle a peur sans lumi&#232;re et croit aux  revenants.

Ce qui fait que de suif elle use plus de livres
Qu'un vieux  savant couch&#233; jour et nuit sur ses livres,
Et redoute bien moins la faim et  ses tourments
Que l'apparition de ses d&#233;funts amants.

Si vous la  rencontrez, bizarrement par&#233;e,
Se faufilant, au coin d'une rue &#233;gar&#233;e,
Et  la t&#234;te et l'oeil bas comme un pigeon bless&#233;,
Tra&#238;nant dans les ruisseaux un  talon d&#233;chauss&#233;,

Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure
Au  visage fard&#233; de cette pauvre impure
Que d&#233;esse Famine a par un soir  d'hiver,
Contrainte &#224; relever ses jupons en plein air.

Cette  boh&#232;me-l&#224;, c'est mon tout, ma richesse,
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma  duchesse,
Celle qui m'a berc&#233; sur son giron vainqueur,
Et qui dans ses  deux mains a r&#233;chauff&#233; mon coeur. &lt;/span&gt;

 &lt;center&gt;&lt;span style="color:navy" size="6" face="monotype corsiva"&gt;&lt;strong&gt;Charles  Baudelaire&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="color:navy" size="4" face="arial"&gt;(1821-1867)  &lt;/span&gt;

&lt;/center&gt;</body>
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    <title>CHARLES BAUDELAIRE      "Si vous la rencontrez..."</title>
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    <body>&lt;OBJECT  height=344 width=425&gt;&lt;PARAM NAME="movie" VALUE="http://www.youtube.com/v/LSiNdwmjJhA&amp;amp;hl=es&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;PARAM NAME="allowFullScreen" VALUE="true"&gt;&lt;PARAM NAME="allowscriptaccess" VALUE="always"&gt;    &lt;embed         src="http://www.youtube.com/v/LSiNdwmjJhA&amp;hl=es&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/OBJECT&gt;

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "&lt;I&gt;Souviens-toi!&lt;/I&gt;
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bient&#244;t comme dans une cible;


Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te d&#233;vore un morceau du d&#233;lice
A chaque homme accord&#233; pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: &lt;I&gt;Souviens-toi!&lt;/I&gt; - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pomp&#233; ta vie avec ma trompe immonde!
&lt;I&gt;Remember! Souviens-toi!&lt;/I&gt; prodigue! &lt;I&gt;Esto memor!&lt;/I&gt;
(Mon gosier de m&#233;tal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel fol&#226;tre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas l&#226;cher sans en extraire l'or!
&lt;I&gt;Souviens-toi&lt;/I&gt; que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, &#224; tout coup! c'est la loi.


Le jour d&#233;cro&#238;t; la nuit augmente; &lt;I&gt;souviens-toi!&lt;/I&gt;
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tant&#244;t sonnera l'heure o&#249; le divin Hasard,
O&#249; l'auguste Vertu, ton &#233;pouse encor vierge,
O&#249; le Repentir m&#234;me (oh! la derni&#232;re auberge!),
O&#249; tout te dira Meurs, vieux l&#226;che! il est trop tard!"

CHARLES BAUDELAIRE



Traduction:

&#161;Reloj! Dios espantoso, siniestro e impasible,
Cuyo dedo amenaza, dici&#233;ndonos "&#161;recuerda!"
Los vibrantes dolores en tu asustado pecho,
Como en una diana pronto se clavar&#225;n;

El placer vaporoso huir&#225; hacia el horizonte
Como escapa una s&#237;lfide detr&#225;s del bastidor;
Arranca cada instante un trozo de delicia
Concedida a los hombres en su &#233;poca mejor.

Tres mil seiscientas veces cada hora, el Segundo
Susurra "&#161;Acu&#233;rdate!" -Con voz vertiginosa
De insecto, Ahora dice: "&#161;Heme otra vez aqu&#237;
Ya succion&#233; tu vida con mi trompa asquerosa!"

&#161;Remember! &#161;Esto memor! &#161;Pr&#243;digo, Acu&#233;rdate!
(Mi garganta met&#225;lica toda lengua conoce)
Ganga son los minutos, &#161;oh, alocado mortal!
Y no hay que abandonarlos sin extraer su oro.

Acu&#233;rdate: es el tiempo un tenaz jugador
Que sin trampas te vence en cada envite. Es ley.
Decrece el d&#237;a, la noche se aproxima; &#161;recuerda!
Es voraz el abismo, se vac&#237;a la clepsidra.

Pronto sonar&#225; la hora en que el divino Azar, 
O la augusta Virtud, tu a&#250;n intacta esposa,
O el arrepentimiento (&#161;Oh, esa posada &#250;ltima!)
Todo te dir&#225; "&#161;Es tarde! &#161;Muere, viejo cobarde!"



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    <title>L'HORLOGE   CHARLES BAUDELAIRE - Myl&#232;ne Farmer</title>
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    <body>&lt;span id="txt_lecture_2"&gt;   Rappelez-vous l'objet que nous v&#238;mes, mon &#226;me,
   Ce beau matin d'&#233;t&#233; si doux :
   Au d&#233;tour d'un sentier une charogne inf&#226;me
   Sur un lit sem&#233; de cailloux,
   
   
   Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
   Br&#251;lante et suant les poisons,
   Ouvrait d'une fa&#231;on nonchalante et cynique
   Son ventre plein d'exhalaisons.
   
   
   
   Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
   Comme afin de la cuire &#224; point,
   Et de rendre au centuple &#224; la grande Nature
   Tout ce qu'ensemble elle avait joint.
   
   
   Et le ciel regardait la carcasse superbe
   Comme une fleur, s'&#233;panouir ;
   &#8212; La puanteur &#233;tait si forte que sur l'herbe
   Vous cr&#251;tes vous &#233;vanouir ; &#8212;
   
   
   Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
   D'o&#249; sortaient de noirs bataillons
   De larves qui coulaient comme un &#233;pais liquide
   Le long de ces vivants haillons.
   
   
   Tout cela descendait, montait comme une vague,
   O&#249; s'&#233;lan&#231;ait en p&#233;tillant ;
   On eut dit que le corps, enfl&#233; d'un souffle vague,
   Vivait en se multipliant.
   
   
   Et ce monde rendait une &#233;trange musique
   Comme l'eau courante et le vent,
   Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
   Agite et tourne dans son van.
   
   
   Les formes s'effa&#231;aient et n'&#233;taient plus qu'un r&#234;ve,
   Une &#233;bauche lente &#224; venir,
   Sur la toile oubli&#233;e, et que l'artiste ach&#232;ve
   Seulement par le souvenir.
   
   
   
   Derri&#232;re les rochers une chienne inqui&#232;te
   Nous regardait d'un &#339;il f&#226;ch&#233;,
   &#201;piant le moment de reprendre au squelette
   Le morceau qu'elle avait l&#226;ch&#233;.
   
   
   &#8212; Et pourtant vous serez semblable &#224; cette ordure,
   A cette horrible infection,
   &#201;toile de mes yeux, soleil de ma nature,
   Vous, mon ange et ma passion !
   
   
   Oui, telle vous serez, &#244; la reine des gr&#226;ces,
   Apr&#232;s les derniers sacrements,
   Quand vous irez sous l'herbe et les floraisons grasses
   Moisir parmi les ossements.
   
   
   Alors, &#244; ma beaut&#233;, dites &#224; la vermine
   Qui vous mangera de baisers
   Que j'ai gard&#233; la forme et l'essence divine
   De mes amours d&#233;compos&#233;s !&lt;/span&gt;</body>
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    <title>Baudelaire, Les Fleurs du mal, XXVII, Une Charogne</title>
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    <body>&lt;IMG class=imgcen id=img_7 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/285495_GG.jpg"&gt;&lt;IMG class=imgcen id=img_6 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/285493_colin01.jpg"&gt;&lt;IMG class=imgcen id=img_5 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/colin0102.jpg"&gt;&lt;IMG class=imgdcha id=img_4 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/colin004.jpg"&gt;&lt;IMG class=imgizqda id=img_3 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/colin03.jpg"&gt;&lt;IMG class=imgcen id=img_2 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/eurotopia/BR.jpg"&gt;
 &lt;P class=MsoNormal style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;&lt;FONT size=3&gt;&lt;FONT face=Calibri&gt;&lt;SPAN style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/SPAN&gt;Os adjunto estos recortes que recog&#237; ayer de la exposici&#243;n en el IVAM, &lt;B style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;&lt;U&gt;&lt;A href="http://www.absolutvalencia.com/confines-la-nueva-exposicion-del-ivam/"&gt;CONFINES&lt;/A&gt;&lt;/U&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;




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    <title>Quien no sabe poblar su soledad, tampoco sabe estar solo entre una multitud atareada. (Charles Baudelaire)</title>
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 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=center&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=5&gt;&lt;/A&gt;&lt;A name="MI CORAZ&#211;N  AL DESNUDO Y OTROS  PAPELES &#205;NTIMOS"&gt;MI CORAZ&#211;N 
AL DESNUDO Y OTROS 
PAPELES &#205;NTIMOS&lt;/A&gt;&lt;A name="CHARLES BAUDELAIRE"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Dios es el &#250;nico ser que, para reinar no tiene necesidad de existir.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Lo creado por el esp&#237;ritu est&#225; m&#225;s vivo que la materia. &lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-En un espect&#225;culo, en un baile, todos gozan de todos. &lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El gusto de la concentraci&#243;n productiva, en un hombre
maduro, debe sustituir al gusto por el despilfarro.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El amor quiere salir de s&#237;, confundirse con su v&#237;ctima como el vencedor con el vencido, y, sin embargo, conservar los privilegios del conquistador.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Religiosa embriaguez de las grandes ciudades. Pante&#237;smo. Yo soy todos. Todos, soy yo. Torbellino. &lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Cuando un hombre se enferma, todos sus amigos abrigan un secreto deseo de verle morir; unos, para constatar que pose&#237;a una salud inferior a la suya propia; otros en la esperanza desinteresada de estudiar una agon&#237;a.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El arabesco es el m&#225;s espiritualista de los dibujos. &lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-La delgadez es m&#225;s desnuda, m&#225;s indecente que la obesidad.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-La m&#250;sica ahonda el cielo.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-La vida no posee m&#225;s que un encanto verdadero: el encanto del juego. Pero, &#191;y si nos resulta indiferente ganar , perder?&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Existen pieles paquid&#233;rmicas, respecto a las cuales&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Lo que no es ligeramente disforme tiene un aire insensible: de donde se deduce que la irregularidad, es decir lo inesperado, la sorpresa, el asombro, constituyen una parte esel cial y la caracter&#237;stica de la belleza.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Las voluptuosidades del que mantiene a una amante participan a la vez del &#225;ngel y del propietario. Caridad y ferocidad. Incluso son independientes del sexo, de la belleza y d g&#233;nero animal.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Ante cada carta de un acreedor, escribid cincuenta l&#237;nea sobre un asunto extraterrestre y estar&#233;is salvados.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Dos cualidades literarias fundamentales: sobrenaturalimo e iron&#237;a. Ojeada individual, aspecto en que se perfilan cosas ante el escritor y despu&#233;s, giro sat&#225;nico del esp&#237;ritu. Lo sobrenatural abarca el color general y el acento, intendad, sonoridad, transparencia, vibraci&#243;n, profundidad resonancia en el espacio y el tiempo.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Existe en el acto del amor un gran parecido con la tortura o con una operaci&#243;n quir&#250;rgica.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El trabajo, fuerza progresiva y acumulativa, devenga intereses como el capital, tanto en las facultades como en los resultados.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El juego, a&#250;n dirigido por la ciencia, ser&#225; vencido, por fructuoso que sea, por el trabajo, por peque&#241;o que sea, con tal de que sea continuo.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-No desprecies la sensibilidad de nadie. La sensibilidad de cada cual, es su genio.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El gusto precoz por las mujeres. Yo confundo el olor de las pieles con el olor de la mujer. Me acuerdo... En fin, amaba a mi madre por su elegancia. Era un dandy precoz.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Lo que existe de embriagador en el mal gusto es el placer aristocr&#225;tico de disgustar.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Un poco de trabajo repetido trescientas sesenta y cinco veces, proporciona trescientas sesenta y cinco veces un poco de dinero, es decir, una suma enorme. Al propio tiempo, "la gloria es un hecho".&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Crear un lugar com&#250;n, eso es el genio.&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Se dice que tengo treinta a&#241;os; pero si he vivido tres minutos en uno, &#191;no tendr&#233; en realidad noventa?&lt;/FONT&gt;

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=center&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El primer reci&#233;n llegado, con tal de que sepa divertido tiene el derecho de hablar de s&#237; mismo.&lt;/FONT&gt; 

 &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Mi furor ante el golpe de Estado. Cu&#225;ntos disparos di fusil he soportado! &#161;Un Bonaparte m&#225;s! &#161;Qu&#233; verg&#252;enza! sin embargo, todo se ha pacificado.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-En suma, ante la historia y ante el pueblo franc&#233;s, la gran gloria de Napole&#243;n III habr&#237;a consistido en probar que el primero que llega puede gobernar una gran naci&#243;n apoder&#225;ndo se del tel&#233;grafo y de La Imprenta Nacional.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Sentimiento de &#171;soledad&#187; desde mi infancia. A pesar dc la familia -y rodeado de camaradas, sobre todo- sentimiento de destino eternamente solitario. No obstante, afici&#243;n muy viva por la vida y el placer.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Hay personas que no pueden divertirse m&#225;s que en tropel. El verdadero h&#233;roe se divierte absolutamente solo.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Es preciso trabajar, si no por gusto al menos por desesperaci&#243;n, puesto que, bien analizado, trabajar es menos aburrido que divertirse.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El hombre ama tanto al hombre que cuando huye de la ciudad es para seguir buscando a la gente; es decir, para rehacer la ciudad en el campo.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-En el amor, como en casi todos los negocios humanos, el acuerdo es el resultado de un malentendido. Este malentendido es el placer. El hombre grita: &#171;Oh, &#225;ngel m&#237;o&#187;. La mujer ronronea: &#171;Mam&#225;, mam&#225;&#187;. y estos dos imb&#233;ciles est&#225;n persuadidos de que piensan de consumo. El abismo infranqueable que produce la incomunicabilidad, sigue infranqueado.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Teor&#237;a de la verdadera civilizaci&#243;n.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Esta no reside en el gas, ni en el vapor, ni en los veladores de los espiritistas, sino en la disminuci&#243;n de la huella del pecado original.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Aviso a los no-comunistas. 
Todo es com&#250;n, incluido Dios.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Cuando Jesucristo dijo: &#171;Bienaventurados los que tienen
hambre, porque ellos ser&#225;n hartos&#187;, Jesucristo efectuaba un c&#225;lculo de probabilidades.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Cuanto m&#225;s se quiere mejor se quiere.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Cuanto m&#225;s que trabaja mejor se trabaja, y m&#225;s se desea trabajar.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Cuanto m&#225;s se produce m&#225;s fecundo se vuelve uno.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Tras un exceso, uno se siente siempre m&#225;s solo, m&#225;s abandonado.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-He cultivado mi histeria con gozo y terror. Ahora, siempre siento el v&#233;rtigo, y hoy, 23 de enero de 1862 he experimentado una singular advertencia: he sentido pasar sobre m&#237; &#171;el viento de la imbecilidad&#187;.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-A cada minuto somos aplastados por la idea y la sensaci&#243;n del tiempo. y no existen m&#225;s que dos medios de escapar a esta pesadilla -para olvidarla-; el placer y el trabajo. El placer nos gasta. El trabajo nos fortifica. Escojamos. Cuanto m&#225;s nos servimos de uno de esos medios m&#225;s repugnancia nos causa el otro.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;El tiempo s&#243;lo puede olvidarse sirvi&#233;ndose de &#233;l. Todo se hace s&#243;lo poco a poco.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-No hay obra m&#225;s larga que la que no nos decidimos a comenzar. Se transforma en pesadilla.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-S&#233; siempre poeta, incluso en prosa. Gran estilo (nada m&#225;s bello que el lugar com&#250;n).&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Conseguir el frenes&#237; cotidiano.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-Hay que querer so&#241;ar y saber so&#241;ar. Evocaci&#243;n de la inspiraci&#243;n. Arte m&#225;gico. Ponerse inmediatamente a escribir. Razono demasiado.&lt;/FONT&gt;  &lt;P style="MARGIN-LEFT: 6px; MARGIN-RIGHT: 6px" align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;-El trabajo inmediato, incluso el malo, es preferible a la enso&#241;aci&#243;n. Una serie de peque&#241;as voluntades dan lugar a un gran resultado.&lt;/FONT&gt;

&lt;/BIG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;BIG&gt;&lt;/BIG&gt;&lt;/B&gt;

















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    <title>MI CORAZ&#211;N AL DESNUDO, CHARLES BAUDELAIRE</title>
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    <title>Crear un lugar com&#250;n, eso es el genio. (Charles Baudelaire)</title>
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    <body>&lt;IMG class=imgcen id=img_0 src="http://lacomunidad.elpais.com/blogfiles/nuri-9/Ancianoopioredfir.JPG"&gt;

El anciano me sonri&#243; y me ofreci&#243; fumar de su pipa. Est&#225;bamos en una aldea de Laos. Su rostro estaba surcado por cientos de arrugas y la dentadura estaba recubierta de oro, el metal valioso para todas las culturas. Sus ojos todav&#237;a eran vivarachos, y fumaba opio lentamente en una gran pipa de bamb&#250;.

La zona llamada el &lt;STRONG&gt;Tri&#225;ngulo de Oro &lt;/STRONG&gt;comprende territorios fronterizos de Thailandia, Myanmar y Laos, divididos por el r&#237;o Mekong, y en ella se trafica con opio. El opio es una droga narc&#243;tica, que se extrae de la adormidera, parecida a una amapola. Afganist&#225;n es el pa&#237;s de mayor producci&#243;n de amapolas, de las que se obtiene el opio y sus derivados (hero&#237;na, morfina y la&#250;dano).

&lt;STRONG&gt;El cultivo legal de opio en el mundo est&#225; legislado por la Convenci&#243;n &#218;nica sobre Narc&#243;ticos de Naciones Unidas, ya que se usa en la elaboraci&#243;n de f&#225;rmacos&lt;/STRONG&gt;.
El comercio origin&#243; las llamadas &lt;STRONG&gt;Guerras del Opio &lt;/STRONG&gt;entre el Reino Unido y China, de 1839 a 1842 y de 1856 a 1860.

Desde que Marx dijo aquello de que &lt;EM&gt;"La religi&#243;n es el opio del pueblo" &lt;/EM&gt;, en la literatura ha habido numerosas referencias a esta sustancia. Est&#225; presente en la obra de &lt;STRONG&gt;Thomas de Quincey &lt;/STRONG&gt;&lt;EM&gt;&#8220;Confesiones de un ingl&#233;s comedor de opio&#8221;&lt;/EM&gt;, y en la obra de &lt;STRONG&gt;Jean Cocteau &lt;/STRONG&gt;&lt;EM&gt;&#8220;Opio, el diario de una dexintoxicaci&#243;n&#8221;. &lt;/EM&gt;, lectura que me impresion&#243;. Otros autores que escribieron sobre el opio fueron &lt;STRONG&gt;Rudyard Kipling&lt;/STRONG&gt;, &lt;STRONG&gt;William Borroughs&lt;/STRONG&gt;, o &lt;STRONG&gt;Baudelaire&lt;/STRONG&gt;, describiendo la decadencia y la atracci&#243;n de los fumaderos de opio chinos.

Mientras miraba al anciano que me sonre&#237;a pens&#233; que el hombre &lt;STRONG&gt;siempre&lt;/STRONG&gt; ha recurrido a sustancias para alterar su conciencia. En nombre de la curiosidad, la experimentaci&#243;n, el hedonismo, o para paliar el dolor f&#237;sico y el dolor de la vida. Y seguir&#225; haci&#233;ndolo.


&#169; Copyright 2008 Nuria Millet Gallego 


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